MAIGNAUT PASSION
Association du Patrimoine,
de l'Histoire et de l'Environnement
à Maignaut-Tauzia (Gers)
Au village 32310 Maignaut-Tauzia - hello@maignaut.com
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Les Archives de Maignaut Passion
   
 
SOMMAIRE   Avril 2012 - N°41
     
Avril 2012
Guide des Orchidées
sauvages du Gers


Avril 2012
Les Canoës de Beaucaire

Décembre 2011
Schéma d'assainissement
du village de Maignaut


Décembre 2011
Elevages de poulet végétal
dans le Gers


Décembre 2010
Le frelon asiatique
en France


Juillet 2010
L'Observatoire
des Bourdons


Avril 2010
La Sauvegarde du Gers
en Gascogne


Avril 2010
Avec l'Anpcen,
retrouvez les étoiles


Décembre 2009
Le schéma communal
d'Assainissement


Juillet 2009
L'aménagement de la route
Valence-Condom


Janvier 2009
Qui a peur de
l'Effraie des clochers ?


Janvier 2007
Tous dans le SPANC

Juillet 2006
Découverte
de la flore de Maignaut


Avril 2005
Les espèces végétales
protégées en Midi-Pyrénées


Avril 2004
Les Orchidées sauvages
du Gers

Mars 2000
Les arbres de la place
de Maignaut



  un guide pour reconnaître
les 45 espèces d'orchidées sauvages du Gers
  Un vrai guide de terrain, facile à utiliser grâce à son petit format, sa reliure en spirale et son papier pelliculé résistant à l'humidité., Edité par l'Association Botanique Gersoise cet ouvrage est le fruit de 17 années de prospections dans le département
Chaque espèce est présentée sur une double page comportant un tableau de données, une description, une carte de répartition, un calendrier de floraison et des photos d'identification d'une rare qualité. Un lexique et un glossaire visuel aident les amateurs à se familiariser avec le vocabulaire spécifique à la famille des Orchidées.
Enfin, une clef de détermination permet de nommer avec certitude l'espèce rencontrée. Et pour passer rapidement à la pratique, le guide vous propose 7 itinéraires dans des sites « Natura 2000 » reconnus pour leur richesse en orchidées.
Orchidées du Gers - Guide d'identification
150 pages, 148 x 210 mm - Prix : 25 euros
  Extrait du N° 41 de Maignaut Passion Info – pages 10 et 11 : Chargez le pdf
 
  Avril 2012 - N°41
   
  Les Canoës de Beaucaire
un programme toujours bien chargé
  - Le 14 mars participation à la journée départementale de l'eau
- Le 24 mars : premier nettoyage de rivière
- Le 8 avril : accueil du premier groupe de l'année
- Depuis la fin de la saison dernière, participation à l'inventaire exhaustif des obstacles à l'écoulement des eaux sur la Baïse en vue de réaliser une continuité de la randonnée nautique sur la Baïse gersoise.
Le mercredi 14 mars, le Conseil Général des Jeunes organisait à Valence sur Baïse (Flaran et salle des fêtes) des rencontres autour de l'eau avec 300 collégiens du département dans le cadre du Forum mondial de l'eau. Les Canoës de Beaucaire y ont animé des ateliers de sensibilisation sur le thème : Pratiquer le canoë, une activité de pleine nature dans un milieu préservé : qualité du paysage, qualité de l'eau. Nous avons conçu spécialement pour cette journée des jeux où chaque jeune prend conscience qu'un simple geste préserve ou dégrade jusqu'aux Océans.
Pour atteindre cet objectif, un plateau de jeu retrace de l'amont vers l'aval, la complexité du réseau hydrographique de la Baïse. Vous avez tous été surpris un jour ou l'autre, de croiser sur votre route une rivière Baïse. Quelquefois elle est Grande, Petite, Devant ou Darrè… nous avons mené l'enquête et élucidé l'énigme : il existe 5 Baïses différentes qui sont réalimentées par le canal de la Neste. Il leur apporte des eaux pyrénéennes auxquelles les rivières de Gascogne n'ont pas droit naturellement. Une fois tous les éléments constitutifs mis en place, des lacs des Pyrénées à l'Océan Atlantique, un jeune se voit attribuer, par tirage au sort, le rôle du promeneur peu soucieux de l'environnement. Une poche plastique va ainsi parcourir les cours d'eau jusqu'à arriver dans l'Océan et former par amas un nouveau continent, celui des déchets plastiques. On en dénombre aujourd'hui 5, concentrés par les courants (les gyres*), dans tous les Océans de la Planète, visibles par les échos radar.
Le gyre est un gigantesque tourbillon formé par un ensemble de courants marins. Les débris ainsi « aspirés », ne s'en échappent plus jamais. Ces élèves de 6e à 3e ont participé très activement, et ont pu mieux se rendre compte de l'importance de ne laisser aucun impact de leur passage au cours de leurs promenades dans la nature. Le 24 mars nous organisions en partenariat avec Surfrider Fondation, le premier nettoyage de rivière de la saison. Nous avons en moyenne, l'habitude de ramasser 2 m3 de déchets plastiques en tout genre, sur un linéaire de 14 km. Je vous propose de calculer à raison de 1 m3 par 7 km de rivière, combien toutes les rivières de France, déversent de déchets dans l'Océan. Sachant en outre qu'une poche plastique se détruit complètement en 450 ans (soit 5,5 fois la durée de vie humaine en France) que restera-til de la vie des animaux marins comme les tortues qui les confondent avec les méduses ? Jean-Claude Bayze
* Le gyre est un gigantesque tourbillon formé par un ensemble de courants marins. Les débris ainsi « aspirés », ne s'en échappent plus jamais.
  Surveiller la qualité de l'eau
Nous sommes engagés également sur une action de surveillance de la qualité de l'eau. Toutes les semaines de mai à octobre, nous prélevons un échantillon d'eau de la Baïse à Beaucaire et analysons dans le laboratoire du Conseil Général deux marqueurs de pollution bactériologique. En dehors des épisodes pluvieux, l'eau de la Baïse est de qualité baignade. Ces actions tournées vers la sauvegarde d'un milieu fragile nous permettent d'accueillir dans de bonnes conditions les visiteurs qui veulent profiter d'un séjour actif. J-C B
  Extrait du N° 41 de Maignaut Passion Info – pages 18 et 19 : Chargez le pdf
 
  Décembre 2011 - N°40
   
  Schéma d'assainissement du village de Maignaut
  Une seconde chance
En septembre 2009, à la suite d'une enquête publique, le Conseil municipal de Maignaut adoptait le schéma d'assainissement. Des documents indispensables ne figurant pas dans les dossiers présentés par la commune à l'enquête publique, l'association Maignaut Passion demandait en un premier temps une prolongation de l'enquête. Cette prolongation refusée, l'association déposait alors un recours devant le Tribunal lorsque le Maire, ignorant les remarques formulées, faisait valider le schéma par le Conseil municipal.
Par son jugement rendu le 11 octobre 2011, le Tribunal, reconnaît le bien fondé de l'action de l'Association.
Il relève :
- une procédure d'enquête publique substantiellement viciée
- une enquête publique rendue irrégulière
en raison du caractère incomplet du dossier
et décide :
- l'annulation de la délibération du Conseil municipal
du 10 septembre 2009
- le versement par la commune d'une somme de 1.000 euros
Une seconde chance
L'adoption du schéma d'assainissement est annulée.
La commune doit représenter sa copie.
Pour le village, ce pourrait être une opportunité si de nouvelles études débouchent sur une solution plus élaborée, plus durable et donc plus économique sur le long terme. La balle est de nouveau dans le camp municipal.
  Le droit à l'équité et à la transparence
Que le schéma final qui sera retenu pour le village soit collectif ou individuel peu importe pour l'association pourvu que la transparence et l'équité des contribuables soient assurées dans le respect des normes environnementales Si la commune doit faire des investissements pour l'assainissement des maisons du bourg, elle doit l'exposer, le chiffrer et indiquer la répartition des charges. Les habitants de la commune qui payent déjà pour leur assainissement individuel ont le droit de s'assurer qu'il ne financeront pas de plus, par leur impôt, une quote-part de l'assainissement des quelques maisons du village.
  Extrait du N° 40 de Maignaut Passion Info – pages 2 et 3 : Chargez le pdf
 
  Décembre 2011 - N°40
   
  Elevages de poulet végétal du Gers
  Depuis quelques mois, le Gers est secoué par un débat médiatique sur le projet de Vivadour de créer 5 nouveaux poulaillers industriels.
Le principal dommage causé par le projet de Vivadour serait l'altération durable de l'image du département. Beaucoup d'argent (dont celui du contribuable) et beaucoup de temps ont été investis pour que le poulet fermier du Gers soit reconnu comme un poulet heureux et le Gers comme un département où il fait bon vivre. Un sondage réalisé par TNS Sofres les 14 et 15 septembre 2011 auprès de 503 habitants du département a montré que 22 % des personnes interrogées sont globalement favorables et 77 % défavorables ! De plus, 69 % des sondés considèrent que ces élevages auront des conséquences négatives sur l'image du Gers. Philippe Martin, président du Conseil général a expliqué : « dans le détail, on s'aperçoit que 65 % des agriculteurs y sont eux aussi opposés (contre 35 % qui y sont favorables) et que si 84 % des personnes interrogées se réclamant de la gauche sont hostiles à ces projets, ils sont également 72 % à être du même avis bien que se revendiquant de droite. Cette position est donc, on le voit, à la fois très largement partagée et non partisane ». L'enjeu du projet de Vivadour est donc bien plus important que la simple installation de cinq élevages industriels. En outre le danger pour notre santé et celles de nos enfants est bien réel. Le danger pour notre porte-monnaie l'est tout autant.
Une forte opposition
Localement, la réaction à ce projet ne s'est pas faite attendre. Un collectif s'est créé qui travaille à exposer les inconvénients de ce type d'élevage.
Site web : http://www.bienvivredanslegers.org
Une réaction plus large se profile également.
Un doute chez Vivadour ?
Selon Vivadour, le consommateur a tendance à privilégier des produits standards pour la consommation courante et réserver les produits de qualité supérieure (comme le label) à des occasions particulières. Mais le groupe est-il si sûr de lui ? Pour convaincre ses membres, Vivadour a invité à son assemblée générale du 18 novembre Olivier Dauvers, spécialiste de la grande consommation. Ce dernier s'est attaché à convaincre l'assemblée que la controverse au sujet des poulets industriels n'avait pas lieu d'être et tenait même de l'hérésie dans la mesure où, quand bien même le poulet label continuera de se vendre, la consommation de masse s'effectuera de toute façon sur le poulet standard.
Un approvisionnement éthique
D'autres types de poulet existent sur le marché issus de modes d'élevage durables et respectueux des animaux d'élevage.
7 français sur 10 prêts à payer plus cher leur poulet
s'il est garanti plein air

Une enquête d'opinion menée par l'Ifop pour CIWF France, l'ONG de référence pour le bien-être des animaux d'élevage montre que :
- 7 Français sur 10 sont prêts à payer plus cher leur poulet
s'il est garanti plein air.
- 59 % des Français considèrent le mode d'élevage du poulet
comme déterminant lors de l'acte d'achat.
- Le respect du bien-être animal est la 2e motivation lors de l'achat
d'un poulet.
Ces résultats montrent un changement notable qui doit être pris en compte.
Chantal Fauché
Présidente de la Sauvegarde du Gers
    Des pratiques juteuses
Dans une machine à laver pendant une heure trente

Quand vous mangez du poulet, êtes-vous bien sûr que, dedans, il n'y a pas aussi un peu (voir beaucoup) d'eau aussi et pourquoi pas un peu de boeuf et pourquoi pas un peu de porc et peut-être encore de mystérieux additifs ? Vous verrez… cette question, vous vous la poserez souvent après avoir vu cette vidéo Une enquête de plusieurs mois menée par Panorama, une émission de grands reportages britanniques nous apprend (à 8 minutes du début) que les filets de poulet, afin d'augmenter leur poids, sont gorgés d'eau. Pour cela, les filets de poulet sont placés dans d'énormes tambours-mélangeurs avec de l'eau et des additifs puis cela tourne pendant une heure trente.
Quand il sort, le poulet est gluant et visqueux
Panorama a découvert le vrai secret, celui qui permet que la viande retienne l'eau : le liant utilisé pour retenir l'eau est fabriqué à partir de protéines animales (restes de cochons et vaches) et pas seulement à partir de poulet.
A voir absolument depuis le site :
www.poulaillers32gers.wordpress.com
    Poulet végétal : une tromperie
Le poulet « végétal » est, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire un poulet industriel « nourri de grains végétaux », nourri de farines végétales. Autrement dit, c'est un poulet nourri sans farines animales. Mais le terme « végétal » est déjà dépassé car les farines animales sont réintégrées dans l'alimentation des poulets. Il reste donc les termes « poulet standard » et « poulet industriel ». Les Africains utilisent le terme de « poulet cadavre ».
    Accès interdit ?
Dans son article de novembre 2011, l'UFC « Que Choisir » explique qu'elle s'est vue refuser l'accès à un de ces élevages industriels. Même chose pour les journalistes de France 5 ou ceux de la BBC. Il faut avouer que ce qui se passe à l'intérieur n'est pas beau. La vidéo de la PMAF « Vivre vite, mourir jeune » nous montre l'essentiel en 5 minutes.
Video en ligne sur le site www.poulaillers32gers.wordpress.com
    Extrait du N° 40 de Maignaut Passion Info – pages 16 et 17 : Chargez le pdf
   
    Décembre 2010 - N°37
     
    Le frelon asiatique désormais bien installé en France
    Signalé en 2004 dans le Lot-et-Garonne où il pourrait avoir été introduit avec des poteries importées de Chine, le frelon asiatique a en quelques années essaimé dans tout le Sud-Ouest et déjà au-delà. Les médias ont fréquemment alertés, parfois de façon alarmiste, des dangers de ce super-prédateur d'abeilles et les apiculteurs ont tenté d'organiser la protection des ruches. A Maignaut-Tauzia en 2010, un nid a été signalé en haut d'un chêne à l'entrée de Bidalot (destruction relatée dans la Dépêche du Midi du 15/09/2010).
Pour faire le point sur les menaces réelles présentées par cet envahisseur et les possibilités de défense, nous avons sollicité le Museum National d'Histoire Naturelle. Monsieur Quentin Rome, entomologiste au département Systématique et Evolution nous a répondu et guidé pour la réalisation de cet article qui puise ses informations d'une fiche* mise en ligne sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel
(http://inpn.mnhn.fr)
(*) Fiche réalisée par Claire Villemant et Quentin Rome (UMR7205 CNRS-MNHN) et Jean Haxaire (attaché MNHN)
Les moyens de lutte préconisés
Tout d'abord, une mise en garde des chargés de recherche du Museum National d'Histoire Naturelle : « Une lutte irraisonnée contre une espèce invasive peut conduire à favoriser son installation. Cela a été trop souvent le cas par le passé. Les espèces invasives ont en général une très forte capacité d'adaptation et de dispersion. C'est le cas du frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l'environnement risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier ».
Dans l'attente de nouvelles avancées dans l'étude de cet insecte
les recommandations sont les suivantes :

1. Eviter les pièges de printemps contre les femelles
C'est inefficace car elles sont très nombreuses et la plupart seront éliminées naturellement et dangereux car les pièges vraiment sélectifs n'existent pas à ce jour.
2. Placer des pièges à sélection physique près des ruches uniquement si elles sont attaquées.
3. Détruire les nids, 2 méthodes sont préconisées :
- injecter un insecticide au moyen d'une perche télescopique puis brûler le nid,
- mettre en sac le nid dont l'orifice à été obturé puis congeler (pour les nids accessibles).
Présent dans désormais au moins 39 départements, le Frelon asiatique ne sera pas aisément éradiqué et paraît dura blement installé dans notre pays. Si sa rapide colonisation semble actuellement irrésistible, on peut penser que les recherches en cours nous donneront prochainement des moyens fiables pour tout au moins contenir cette expansion et parvenir à un nouvel équilibre. De leur côté, les abeilles vont probablement organiser leur défense comme l'ont déjà fait leurs cousines d'Asie exposées à ce même prédateur. A suivre donc !
    Quelques caractéristiques du frelon asiatique
Facilement reconnaissable par sa couleur brun-foncé, sa taille est légèrement inférieure à celle du frelon d'Europe. Il ne présente pas d'agressivité envers l'homme qui peut s'approcher à 4-5 mètres des nids (généralement situés dans des arbres à plus de 10 m de hauteur). Sa piqûre n'est pas plus dangereuse que celle du frelon d'Europe. Il ne se nourrit pas exclusivement d'abeilles, mais également de guêpes, mouches, papillons, chenilles, araignées… et en automne, comme le frelon d'Europe il ne dédaigne pas la chair de nombreux fruits mûrs. Les colonies sont annuelles, les nids étant abandonnés définitivement à l'entrée de l'hiver.
    Extrait du N° 37 de Maignaut Passion Info – pages 18 à 21 : Chargez le pdf
   
    Juillet 2010 - N°36
     
    Depuis votre jardin, participez à L'Observatoire des Bourdons
    L'Observatoire des Bourdons en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle et le Groupe Associatif Estuaire et avec le soutien de la Région Pays-de-Loire et de la Fondation Veolia Environnement vous propose de contribuer au suivi de la biodiversité depuis votre jardin ou votre proche environnement.
Rendez-vous sur le site : www.observatoire-des-bourdons.fr
1 - Débutez par un jeu. Cliquez sur le quiz
En 10 questions, vous apprendrez à reconnaître vos bourdons parmi les 15 espèces recensées.
2 - Le corrigé vous parvient rapidement en retour, vous pouvez
désormais commencer les observations
3 - Inscrivez-vous en ligne comme observateur bénévole
4 – Téléchargez les feuilles de comptage
5 - Arpentez régulièrement les zones fleuries de votre jardin
à la recherche de ces gros insectes bruyants
6 – Transmettez vos observations via le site
du Museum national d'histoire naturelle : www.opj.mnhn.fr
7 - Félicitez-vous
Vous aurez contribué à une meilleure connaissance de la réparttion des espèces et donc à la préservation de ces pollinisateurs infatigables tout aussi utiles et tout aussi menacés que les abeilles.
Vous étiez 120 observateurs bénévoles en 2008, près de 450 en 2009 et beaucoup plus nombreux encore en 2010, année de la biodivesité.
Infos pratiques
e-mail : bourdonsdefrance@gmail.com
Observatoire des Bourdons - Maison des associations de l'estuaire
Rue de Louza - 85440 Talmont-Saint-Hilaire - Tél. 02 51 96 06 69
    Extrait du N° 36 de Maignaut Passion Info – pages 20 et 21 : Chargez le pdf
   
    Avril 2010 - N°35
     
    La Sauvegarde du Gers en Gascogne
    Association créée en 1973, agréée en 1978 pour l'urbanisme et la protection de l'environnement
Pour l'amour du Gers
Que nous y soyons né-e-s ou venu-e-s par choix, nous éprouvons dans le Gers, un sentiment de bien-être : il y fait bon vivre et les paysages nous ravissent. Nous tenons à les préserver et à les faire évoluer dans le respect de la spécificité gersoise. Nos communes rurales sont très convoitées par les promoteurs et les industriels. Elles sont soumises à de forte pressions foncière ou à de forts enjeux paysagers ou architecturaux.
Vos élus ne vous disent pas forcément tout...
Et parfois, des élus locaux, devant un beau dossier « bien ficelé », chancellent ! Leur amour du paysage fond comme neige au soleil. Ils oublient toute civilité ou mieux vont jusqu'à se réserver la meilleure part du gâteau négligeant même d'informer leurs administrés. Et c'est ainsi que des rive rains « découvrent » des projets importants. Exit l'intérêt général.
La Sauvegarde du Gers en Gascogne veille
L'association dénonce ces agissements d'un autre âge. Elle veille, étudie, informe, conseille et s'engage sur les sujets d'actualité pour préparer le Gers de demain. L'association a pour objet la protection de l'environnement, en coopération avec tous les organismes et associations ayant les mêmes préoc cu pations. Protection de la nature, de l'eau, des paysages, des sites naturels, des villages, de l'architecture rurale.
Récemment, elle a été menée à intervenir sur 3 types de dossiers
1- L'urbanisme, carte communale et plan local d'urbanisme (PLU). Après une vague d'élaborations de cartes communales, le PLU a aujourd'hui la faveur des collectivités locales car il offre de meilleures garanties et une plus grande visibilité sur l'utilisation réelle de l'espace. La Sauvegarde du Gers encourage cette évolution prévue par le règlement d'urbanisme : une commune de petite taille mais soumise à forte pression foncière ou à de forts enjeux paysagers ou architecturaux a tout intérêt à se doter d'un plan local d'urbanisme (P.L.U.). Au delà de la notion de constructibilité, le PLU constitue aussi un document de planification. Il traduit
le projet de développement et de mise en valeur de la commune.
Interventions notamment à Saint-Blancard et Castelnau d'Auzan
2- L'eau. La gestion de l'eau est un enjeu majeur pour l'avenir de notre département. La Sauvegarde du Gers s'est récemment penchée sur des dossiers d'assainissement.
Interventions notamment à Castelnau d'Auzan et Maignaut-Tauzia
3- L'électricité solaire : le Gers passe du vert au noir. Des centrales photovoltaïques appelées pudiquement « fermes solaires » commencent à apparaître dans le Gers. Elles transforment des terres agricoles en parcs industriels. Ces spéculations financières autour des énergies renouvelables en particulier le photovoltaïque sont une menace réelle pour le département. Dossiers étudiés à Malabat, Montréal-du-Gers et Valence-sur-Baïse.
La Sauvegarde du Gers en Gascogne vous conseille et vous aide
Vous avez besoin d'un conseil, vous avez une question, La Sauvegarde du Gers dont le rayon d'action s'étend à toute la Gascogne est à vos côtés. Une petite équipe dynamique partage son expérience et vous guide de ses conseils.
Les dossiers à traiter sont de plus en plus nombreux et vous pouvez également nous apporter votre soutien par un don en temps, en compétences ou en numéraire pour aider notre équipe constituée uniquement de bénévoles.
Contact
La Sauvegarde du Gers en Gascogne,
Sénac, 32450 Sémézies Cachan,
Tél. 05 62 65 47 07 - Présidente : Chantal Fauché – sauvegarde.du.gers@orange.fr
    Extrait du N° 35 de Maignaut Passion Info – page 7 : Chargez le pdf
   
    Avril 2010 - N°35
     
    Avec l'Anpcen, retrouvez les étoiles
    Nous avions déjà évoqué l'action de l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de L'Environnement Nocturnes à propos de l'éclairage public (MPI n°31). Nous publions en encadré, la réaction de François Couturier son représentant pour le Gers à un article publié dans notre dernier numéro.
En 2009, L'Anpcen a organisé avec le soutien de l'Association des Maires de France, le Concours « Villes et Villages étoilés » qui vise à réduire la pollution lumineuse. Pour classer les dossiers des candidats, l'Anpcen a élaboré un système de notation précis et complet qui attribue des points positifs ou négatifs aux communes participantes. Pour cette première édition, les organisateurs ont souhaité favoriser : « les commu nes pratiquant ou développant l'extinction nocturne complète, l'utilisation d'éclai rage passif, l'absence de mise en lumière du patrimoine naturel et bâtis, la marginalisation des lampes au mercure ou bien encore qui travaillent à maîtriser la consommation électrique liée à l'éclairage public ». 38 communes ont été récompensées par la remise d'un label et 6 d'entre-elles on obtenu le maximum de 5 étoiles. Aucune commune gersoise n'a été labellisée même si le correspondant du département signale les efforts récents de la ville d'Auch.
Le concours est reconduit pour 2010
Selon une étude de l'Ademe publiée en 2007, l'éclairage public et de signalisation des communes représenterait 47 % de leur consommation d'électricité. Outre l'aspect environnemental, il s'agit donc aussi d'un réel gisement d'économies pour les budgets municipaux.
Site Web : www.anpcen.fr
    Extrait du N° 35 de Maignaut Passion Info – pages 10 et 11 : Chargez le pdf
   
    Décembre 2009 - N°34
     
    Le schéma communal d'Assainissement
    Trois enquêtes publiques se sont déroulées à Maignaut en juin/juillet 2009 Comme nous l'annonçions dans notre précédent bulletin, Maignaut Passion à fait étudier les dossiers présentés. Pour la carte communale et les éléments paysagers, nous avons fait quelques suggestions dont une partie a été intégrée aux projets retenus. En revanche, pour le schéma communal d'assainissement, nous sommes allés d'étonnement en étonnement. Le zonage proposé était le tout "non collectif "alors que certaines maisons du village ne peuvent manifestement pas y recourir, faute de terrain suffisant.
Nos remarques au commissaire enquêteur,demandaient donc la réalisation d'une étude complémentaire.
Et là, que des surprises !
1-Le dernier jour d'enquête, une heure avant la fin du temps réglementaire, Monsieur le Maire présentait au président de l'association plusieurs dossiers complémentaires, évoquant un « autonome regroupé » pour le village. Excellent dans le principe, il restait à établir que la solution était réalisable. Le bureau d'étude sollicité par la commune émettait lui-même des doutes sur sa faisabilité et aucune étude ne levait ces hypothèques
2-La prolongation de l'enquête sollicitée par le président pour étudier ces documents était refusée en invoquant l'article 85-453 de la loi de 1983, imposant de disposer d'un délai de 8 jours avant la fin de l'enquête.
3-Le refus était injustifié, nous devions apprendre plus tard que cet article de loi avait été abrogé en 2007.
4-Monsieur le Maire indiquait que de toute façon les documents complémentaires n'étaient plus d'actualité et exposait verbalement, sans l'appui d'aucune étude un nouveau scénario consistant à diriger les effluents de 9 maisons du bourg vers le plateau communal d'épuration.
5-Cette dernière solution réalisée sous maitrise d'oeuvre publique ressemblait « très dangereusement » à du collectif ce qui contrecarrait la décision prise du zonage non-collectif pour l'ensemble de la commune.
6-Le 10 septembre, en l'absence de toute étude technique et financière sur l'autonome regroupé du bourg, le conseil municipal validait le schéma d'assainissement .
7-Le 29 octobre, une étude complémentaire était déposée, piètre bricolage amateur sur la base d'une étude ancienne dont la partie technique était grossièrement modifiée sans toucher à la partie financière !!!
    Par ces motifs, et considérant
- que l'enquête publique a été vidée de son sens ;
- qu'une étude crédible est toujours nécessaire pour le bourg ;
- que le conseil municipal n'a pas bénéficié des informations nécessaires à une prise de décision éclairée.
Maignaut Passion a demandé au Tribunal administratif de Pau de déclarer illégale l'adoption du schéma d'assainissement votée le 10 septembre. L'association ne veut pas se substituer à la commune pour le choix d'un type d'assainissement mais souhaite simplement faire respecter pour tous les citoyens, le droit à une information claire et complète sur le schéma communal proposé. C'est ce qu'a voulu le législateur en imposant le recours à une enquête publique. C'est ce à quoi la commune a tenté de se soustraire en court-circuitant cette même enquête.
Le Bureau de l'Association
    Extrait du N° 34 de Maignaut Passion Info – pages 10 et 11 : Chargez le pdf
   
    Juillet 2009 - N°33
     
    Philippe Martin modifie le projet
d'aménagement pour la route Valence-Condom
    Comme le laissait espérer Jean-François Filliatre dans son article d'octobre 2008 (Maignaut Passion Info n°30) sur l'aménagement de la RD 930 entre Valence et Condom, le cataclysme paysager et l'hémorragie financière n'auront finalement pas lieu et la clairvoyance aura prévalu au Conseil général du Gers. Son président Philippe Martin vient d'annoncer sa volonté de mettre en phase ce projet avec la nouvelle politique de développement durable et notamment l'agenda 21 mis en œuvre par le département. Nous avons demandé à Chantal Fauché, présidente d'Arbres et Routes qui milite depuis des années pour faire reconnaître l'intérêt paysager de cet alignement d'arbres, quelle était sa réaction. Serge Belliard

Philippe Martin, selon les propos relatés le 6 juin 2009 par le journal Sud-Ouest, a profité de l'assistance nombreuse lors de l'inauguration de la voie verte pour annoncer que le projet initial de modernisation de la route départementale entre Condom et Valence-sur-Baïse a été revu et corrigé, afin de mieux corres pondre aux exigences environnementales du Conseil général. « La défense des paysages est pour moi un critère d'appréciation décisif d'un projet d'aménagement du territoire », a-il déclaré.
Le paysage, un critère d'appréciation
Nous sommes très satisfait-e-s de cette décision de Philippe Martin sur un dossier qui nous tient à coeur. Nous sommes aussi très satisfaites que Philippe Martin mette en avant le critère du paysage, prenant ainsi en compte l'évolution de l'Europe sur ce thème. En effet, l'objectif général de la Convention européenne du paysage est d'enjoindre les pouvoirs publics à mettre en oeuvre, aux niveaux local, régional, national et international, des politiques et des mesures destinées à protéger, à gérer et à aménager les paysages d'Europe, afin de conserver ou d'améliorer leur qualité et de veiller à ce que les populations, les institutions et les collectivités territoriales reconnaissent leur valeur et leur intérêt.
Les arbres de bord de routes reconnus comme un élément du paysage à part entière, c'est assez une avancée remar - quée, un signal fort donné par Philippe Martin. Aujourd'hui, le paysage est devenu un critère d'appré ciation des projets. Je peux vous affirmer que cette orientation place le Gers dans le peloton de tête des départements français ! Et je ne manquerai pas de le faire savoir. Par ses récentes déclarations, Philippe Martin a répondu à nos attentes. Comment ne pas se réjouir de voir nos propositions entendues ? Comment ne pas se réjouir de voir que notre action porte enfin ses fruits ? Arbres et Routes a été à l'avant-garde, aujourd'hui, c'est au tour de Philippe Martin de prendre le flambeau.
Des réactions positives
Déjà les membres d'Arbres et Routes et les sympathisantes expriment leur soulagement. Certains, n'osant pas y croire, utilisent encore le conditionnel « J'apprends avec une grande joie que le projet de la route Condom Valence serait abandonné. ». Ils se félicitent du travail de l'association
« MERCI ! D'avoir évité à la collectivité autant de gaspillage! »
Toutes ces réactions me font très plaisir, me touchent beaucoup. Nous suivons ce dossier de très près depuis plusieurs années. La beauté de cet ensemble d'arbres nous a, en effet, toujours ravies. Nous nous sommes donc investies à fond. Une énergie phénoménale a été investie pour monter des dossiers techniques, des campagnes de com munication. Ce dossier représente des heures et des heures de travail, des moments de doute mais notre énergie a été commu ni cative : beau coup de personnes du Gers et d'ailleurs ont répondu présent lors de nos campagnes. Elles nous ont soutenues, elles ont exprimé leur attachement à ce paysage en tant que patrimoine. Ce moment de satisfaction est aussi le leur et je tiens à les remercier chaleureusement.
Le rôle actif des citoyens
Les citoyens de par leur attachement à ce paysage, leur identification à ce lieu ont joué un rôle actif dans ce dossier. C'est très important : la reconnaissance d'un rôle actif des citoyens dans les décisions qui concernent leurs paysages renforce leur relation avec leur territoire. Dorénavant, ils seront en mesure de consolider à la fois leurs identités et les diversités locales et régionales en vue de leur épanouissement personnel, social et culturel. Cet épanouissement est la base du développement durable du territoire concerné, car la qualité du paysage constitue un élément essentiel pour la réussite des initiatives économiques et sociales de caractère privé et public.
Et maintenant ?
Nous allons faire la fête, porter la bonne nouvelle aussi loin que possible puis nous allons prendre rendez-vous avec Philippe Martin ou avec les services techniques du Conseil général pour nous faire expliquer le nouveau projet plus en détail. Chantal Fauché
    Extrait du N° 33 de Maignaut Passion Info – page 7 : Chargez le pdf
   
    Janvier 2009 - N°31
     
    Qui a peur de l'Effraie des clochers ?
    Un début de réponse était apporté le 14 décembre dernier par le CPIE qui faisait analyser, à L'isle de Noé, les pelotes de réjection d'une effraie nichant au village de Maignaut Une dizaine de néophytes, guidés par Jean-Michel Catil disséquaient ces pelotes pour déterminer les micro-mammifères présents dans la faune locale. Les pelotes sont les parties indigestes de leurs repas que certains oiseaux rejet tent par le bec sous forme de boulettes constituées notamment des poils, plumes et os des proies ingérées.
Pour la reconnaissance des espèces de mammifères, les clés de détermination se basent essentiellement sur les crânes et les dents qui sont les parties les mieux conservées dans les pelotes. Ce 14 décembre, une vingtaine de pelotes de notre effraie locale ont été analysées, révélant la présence de 4 espèces : le campagnol des champs, le mulot sylvestre, la musaraigne musette et la musaraigne couronnée.
L'étude sera poursuivie par Jean-Michel Catil, la connaissance d'un site nécessitant l'analyse d'aumoins 80 pelotes. Pour en savoir plus, participer à l'inventaire des micromammifères ou découvrir les multiples activités nature du CPIE,
consulter le site www.cpie.org ou téléphoner au 05 62 66 85 77
    Extrait du N° 31 de Maignaut Passion Info – page 2 : Chargez le pdf
   
    Janvier 2007 - N°25
     
    Tous dans le SPANC
    En septembre dernier, tous les maignautois ont en qualité d'« abonnés » reçu une « convocation » à l'en-tête du Syndicat des eaux et SPANC de la région de Valence-sur-Baïse afin de recevoir « les explications nécessaires sur ce nouveau service ». La convocation était vraiment peu explicite et de nombreux destinataires ne l'ont pas considérée. Ce fut un tort. Heureusement, les plus civiques ou les plus curieux étaient à Valence le 27 septembre pour apprendre ce dont il retournait.
A savoir :
- le SPANC contrôlera tous les 4 ans les installations privées de traitement des eaux usées ;
- le contrôle comportant une mesure de la hauteur de boue dans les fosses et une vérification
des bacs à graisse et des regards sera facturé 80 euros (260 euros pour le premier
contrôle des installations neuves) ;
- le président du SPANC est Paul Capéran, le technicien proposé Francis Dupouy,
La législation
La mise en place d'un SPANC (Service Public d'Assainissement Non Collectif) est prévue dans le cadre de la loi sur l'eau. Cette structure de contrôle devait être mise en place au plus tard le 31 décembre 2005. Le Maire est responsable de la mise en conformité des assainissements et a pouvoir de police pour la salubrité de la commune
Les observations de Maignaut Passion
On se cantonne au plus facile : mettre en place une structure et faire payer l'abonné malgré lui.
Un étude commandée en 2002 par la commune au bureau d'études E&MS aurait dû déboucher sur un zonage entre assainissements collectif et autonome. Des questionnaires avaient été remis aux habitants. Depuis plus rien, la chose semble avoir fini en eau de boudin. La liquidation judiciaire du bureau d'études a été prononcée en juin 2006.
La commune a finalement considéré que l'assainissement non collectif pouvait s'appliquer à tous. Une façon simplissime et peu coûteuse d'évacuer le problème. Au village notamment, une partie des habitations ne dispose d'aucun terrain pour l'assainissement, les eaux usées partent dans les fossés qui libèrent l'été des senteurs fortes. Une nuisance qui s'est accrue récemment avec la réhabilitation de toutes les maisons. On se bouche le nez mais pourra-t-on fermer les yeux plus longtemps ?
Alors que faire ?
Bien sûr, on pourrait reprendre le refrain : « Si une association communale parce qu'elle croit être concernée veut commander à ses frais une expertise, pourquoi pas ? » Mais non, poussez pas, du moins pas tout de suite...
    Extrait du N° 25 de Maignaut Passion Info – page 2 : Chargez le pdf
   
    Juillet 2006 - N°23
     
    Découverte botanique de la flore de Maignaut-Tauzia
    Sous la houlette de l'Association Botanique Gersoise, Maignaut Passion proposait une marche de découverte botanique de la flore de la commune. La fin du mois de mai est idéale, de nombreuses espèces sont en fleurs, notamment les orchidées et juste avant les premières chaleurs, la campagne reste très verdoyante. Comble du bonheur, après deux week-end pluvieux, la météo fut favorable.
Le parcours
- départ de la place du village
- passage symbolique et obligé par la porte-tour et le pigeonnier/octroi,
- descente le long des vignes de Bidalot,
- errance le long du lac de Mon Plaisir,
- parcours forestier en bordure de la Gèle,
- remontée par Le Bourdieu (commune de Béraut)
- pique-nique ombragé sous les chênes à proximité de Sarran,
- traversée par les champs pour rejoindre vers l'Ouest, le chemin de grande randonnée entre Herret et Canonge
- remontée par la route depuis Canonge vers le village.
La découverte botanique
Intarissables et incalables, Claire Lemouzy et Jérôme Segonds nomment chaque petite fleur de notre chemin, que ce soit sur les talus, les champs cultivés, en forêt ou dans les prairies humides. En prime une petite histoire sur la rareté, l'origine, la morphologie et parfois la réponse à la lancinante question « A quoi ça sert ». En aparté, Jérôme Segonds enregistrait sur son magnéto les espèces rencontrées dont quelques jours plus tard, nous recevions la liste (fichier PDF en ligne sur le site Web maignaut.com).
Le reportage photo. Les photographes étaient nombreux et souvent talentueux, nous remerçions tout particulièrement ceux qui nous ont transmis leurs oeuvres : Jean- Claude Bayze, Marie-Martine Demet, Jean-François Filliatre et quelques anonymes de l'Association.
En plus des photos reproduites sur cette page, vous pouvez également en visualiser soixante-et-une sur le site Web maignaut.com
    Extrait du N° 23 de Maignaut Passion Info – pages 2 et 3 : Chargez le pdf
   
    Avril 2005 - N°19
     
    Les espèces végétales protégées en Midi-Pyrénées
    La liste des espèces végétales protégées en Midi-Pyrénées a été publiée au J.O du 2 avril 2005. Notre région est la dernière à se doter d'une telle liste qui complète celle des espèces protégées au niveau national. L'arrêté contient en outre des listes propres à chaque département. 151 espèces sont désormais protégées sur toute la région, dont 24 espèces pouvant intéresser le Gers et 16 espèces supplémentaires sont protégées sur le seul département du Gers.
Liste consultable sur le Webjournal de notre site : maignaut.com
Selon la loi,
« sont interdits : la destruction,
- la coupe, la mutilation, l'arrachage,
- la cueillette ou l'enlèvement,
- le colportage, l'utilisation, la mise en vente, la vente ou l'achat de tout ou partie des spécimens sauvages de ces espèces.
Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d'arrachage ne sont pas applicables aux opérations d'exploitation courante des parcelles habituellement cultivées ».
En pratique
En cas d'aménagement avec étude d'impact, la présence d'espèces protégées peut empêcher la réalisation du projet si la station est unique. La possibilité de dérogations pour intérêt public général existe cependant et la loi ne s'applique pas aux activités agricoles Mais bon, cela peut donner de nouveaux arguments pour protéger quelques mileux d'un intérêt exceptionnel.
Côté répression
Gendarmes, gardes chasse et gardes pêche sont censés pouvoir verbaliser Cela concerne plutôt la cueillette, qui n'est pas forcément très répandue dans le Gers... mis à part peut-être les tulipes, qui étaient déjà protégées au niveau national.
Informations communiquées par Claire Lemouzy
pour l'Association Botanique gersoise : 1 place de l'Eglise - 32550 Pavie
Site Web :
http://assobotanique32.free.fr
    Extrait du N° 19 de Maignaut Passion Info – pages 2 et 3 : Chargez le pdf
   
    Avril 2004 - N°16
     
    Les Orchidées sauvages du Gers
    Claire Lemouzy, et Jérôme Segonds, ingénieurs écologues venus de l'Isle-Jourdain, nous présentaient, le 20 mars dernier, les orchidées sauvages du Gers. Une conférence appuyée de diapositives numériques, qui se révélait à la fois très professionnelle par son contenu et accessible aux profanes par sa forme. Les amateurs ont été nombreux, attentifs et pour certains d'entre-eux surpris de découvrir la présence de ces plantes mythiques dans la campagne gersoise. L'inventaire des orchidées du Gers, dirigé par Claire et Jérôme s'achève en 2004, vous pouvez encore leur signaler cette année, les espèces que vous rencontrerez.
Pour cela, remplissez le questionnaire téléchargeable
depuis le site Web
http://orchidee32.free.fr
ou demandez le nous par courrier ou par téléphone.
Deux distingués randonneurs maignautois nous ont déjà signalé la présence de nombreux pieds d'orchidées près de Labonne, de Catalan, de La Salle, en bordure de l'Auloue et au Sud du bois du Tauzia. Vous en découvrirez peut-être quelques pieds dans votre pelouse surtout si elle est sèche, plutôt calcaire et sans fumure. Un peu de patience, la majorité des espèces fleurit en mai et juin. Maignaut Passion a édité pour la conférence, un dépliant avec photos sur les 16 espèces observées dans le Condomois. Vous pouvez vous le procurer gratuitement, sur simple demande auprès de l'association.
    Extrait du N° 16 de Maignaut Passion Info – page 1 : Chargez le pdf
   
    Mars 2000 - N°5
     
    Petit tour botanique des arbres de notre place
Mauvais traitements sur la place publique
    Depuis l'automne 1998, le Paulownia aux si belles fleurs bleues décline rapidement, de nombreuses branches se dessèchent et l'arbre a fructifié de façon excessive. Sans doute est-il condamné. L'apparition de ces maladies ne nous a pas surpris, elle est en relation avec la construction en 1996 et 1997, des ronds en pierres qui enterrent le pied des arbres sur près de 50 cm. En effet, l'enfouissement du tronc d'un arbre au-dessus du collet favorise l'apparition de graves maladies cryptogamiques sur son système racinaire . Pourtant, nous n'avions pas été seuls, lors de la construction de ces murets, à faire part de notre inquiétude à nos « responsables espaces verts ». L'argument avait du reste en partie été retenu puisque des pierres placées autour des troncs étaient sensées contenir la terre. La mesure n'était pas suffisante et les vides ainsi créés autour des troncs ont rapidement été envahis de terre et de feuilles mortes en décomposition. Le développement des maladies sur les racines peut être assez long, l'âge du végétal intervient et certaines espèces y sont plus sensibles que d'autres. Mais après 3 années, le triste bilan est là.
Et les autres arbres, combien de temps encore résisteront-ils ? Doit-on encore attendre que meurent d'autres arbres ? Aujourd'hui, nos élus semblent d'accord sur le diagnostic. De timides mesures ont été prises (voir encadré). Alors, agissons plus radicalement pour que dès ce printemps nos arbres retrouvent de bonnes conditions de croissance Et maintenant, que faire autour des arbres. Tout simplement ce qui se fait souvent ailleurs, découper avec soin, un rond dans le bitume autour de l'arbre et mettre une petite bordure de quelques centimètres de haut pour délimiter chaque nouveau parterre. Et puis planter des fleurs qui auront ainsi plus de lumière pour leur plein épanouissement. Et pour asseoir le promeneur, car les murets ont surtout servi de sièges, pourquoi pas des bancs de pierre. Le conseil municipal vient de délibérer sur un aménagement des places du village pour lequel une étude doit être présentée. Mais les arbres ne pourront sans doute pas attendre les subventions et s'ils meurent, il faudra près de 15 ans pour retrouver un tel ombrage sur la place. Dommage, surtout si la place venait à être refaite. Alors, Mort aux ronds ! SB
    L'avis de l'expert
Maignaut Passion a fait appel début mars à la société toulousaine Chlorophyl Assistance pour réaliser une expertise sur l'état des arbres de la place du village. Monsieur Pierre Aversenq, conseil en pathologie des arbres nous a transmis son rapport le 7 mars. Le diagnostic est limpide : « Les effets de la surélévation du sol et surtout de la mise en culture du pied des arbres de la place du village peuvent avoir à moyen et long terme des conséquences catastrophiques sur leur état sanitaire. En l'absence de mesures correctives, il est probable qu'ils dépériront les uns après les autres » Par chance les bacs sont pour partie posés directement sur l'enrobé ce qui a fait que les dommages ont été moindres pour certains arbres. Par contre l'Armillaire (Armillaria mellea) est plus dangereux sur des arbres ayant vécu de nombreuses années dans des conditions sèches. C'est, selon l'expert, de cette maladie que serait mort le mûrier noir en juillet 1999. Pour remédier à cette situation,
Monsieur Aversenq préconise donc « d'envisager rapidement » les aménagement suivants :
- supprimer les jardinières et retrouver le niveau du sol d'origine : retrait des murets, des plantes et du substrat organique, ?
- casser la couche d'enrobé au pied des arbres et la remplacer par un matériau perméable...
Dans cette zone, aucun massif de plantes nécessitant de copieux arrosages ne doit être installé »
.
    Note d'humeur
Avez-vous remarqué, la nuit, autour des arbres, les milliers de petites paillettes multicolores qui scintillent à la lueur de l'éclairage public ? Des lucioles ? Non point.
Approchez-vous et vous découvrirez le « compost de décharge », un mélange innovant de terreau, de débris de plastique aux couleurs chatoyantes, de morceaux de verre et de plein d'autres petits déchets issus de nos plus belles industries. Un vrai trésor qui mériterait d'être inventorié, si seulement je pouvais me résoudre à y mettre les doigts. Renseignements pris, ce compost aurait mieux été utilisé comme terreau de fond, recouvert, pour l'esthétique et pour plaire aux parisiennes délicates, de terre naturelle.
Recherche désespérément alchimiste pour transmuter les plastiques en fumier. Claudette Belliard
    De bien petites mesures
Le dépérissement des arbres ayant ému nos « responsables espaces verts », des travaux sont entrepris actuellement pour dégager les troncs, sans détruire les murets (susceptibilité oblige). Frilosité regrettable qui conduit à des demi-mesures qui si elles vont plutôt dans le bon sens laissent au pied de l'arbre une cuvette qui retiendra l'eau au plus près du tronc et qui de toute façon se comblera rapidement de terre et de feuilles mortes. Les arbres peu reconnaissants murmurent dans le vent que si l'on maintient leurs racines hors de l'eau ce n'est que pour passer une prochaine échéance.... qui bien peu les concerne. Une solution satisfaisante pour les arbres serait de ne rien planter dans les bacs. Mais alors pourquoi conserver les murets ? D'autant que certains nécessitent déjà des travaux de réfection. Diabolique.
    Histoire de ronds
Il ne fait décidément plus bon être arbre dans le Sud-Ouest. Les pins landais ? La tempête de fin décembre en a fait son affaire. Les platanes gersois ? Ils sont menacés par les tronçonneuses d'un Général, soumis aux décisions du Conseil (général, bien entendu). Et les arbres maignautois ? Ils se meurent. Petit à petit. Au cimetière des cultures ratées, le Paulownia de la place du village risque bientôt rejoindre son ancien voisin, le mûrier noir. Et tous les autres vont suivre. Le principal suspect de cette hécatombe ? Il est montré du doigt dans le rapport d'un expert. Il s'agit des ronds de pierre et de la terre entourant les tamarix, liquidambar ou érables. Et que croyez-vous que l'on fasse pour arrêter le désastre ? On fait des ronds à l'intérieur des ronds. A croire que deux ronds valent mieux qu'un. Quant à la restauration du pigeonnier, première activité de notre association, elle avance à grands pas. Et notre bilan est là pour en témoigner : au budget de la commune, elle n'aura pas coûté un rond ! Jean-François Filliatre, Journaliste, membre de l'Association
    Extrait du N° 5 de Maignaut Passion Info – pages 2 et 3 : Chargez le pdf