MAIGNAUT PASSION
Association du Patrimoine, de l'Histoire et de l'Environnement
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Les Restaurations
..Un don total de 3.278 euros versés en 2009 à la commune
     

Questions réponses

Pourquoi 2.880 euros HT pour restaurer la croix ?

Plusieurs devis ont été établis allant de 805 à 3.200 euros HT. S’agissant d’un cadeau que nous voulions faire au patrimoine communal, le prix n’était pas le critère essentiel. C’est donc par choix de la qualité que nous avons retenu l’entreprise de Benoît Hérouard, un jeune gersois de Pouy-Roquelaure titulaire d’un brevet de maîtrise en ferronnerie d’art qui vient de s’associer pour créer à Toulouse la société Sandor-Weltmann(1).
1. Nom tiré d’un des personnages du Docteur Mabuse de Fritz Lang, la société a une autre face : la technique de prise de vue pour le cinéma.

Qu’est devenue la pierre gravée originelle ?

Nous avons proposé de la remettre à la commune. Cette dernière ayant décliné l’offre, la pierre a été déposée au pigeonnier

Pourquoi le changement de couleur ?

Il était prévu de conserver le vert-jésuite d’origine. Une fois passée la couche de protection, Benoît Hérouard nous a indiqué que le gris
semblait mieux convenir, d’autant que la croix se confondrait moins avec le cyprès voisin.
Demande transmise aux autorités municipales qui ont accepté.

Pourquoi pas de couleurs vives sur le coq ?

Nous voulions que la restauration reste discrète et que le coq paraisse en place depuis toujours.

Pourquoi pas un coq-girouette ?

L’inventaire réalisé par Annie Castan l’atteste, ces coqs ne faisaient pas office de girouette.
Du reste les croix ne sont pas toutes exposées aux vents. Ne pas confondre avec les coqs surmontant les clochers.

..L’atelier Sandor-Weltmann

1. Les tôles sont découpées en tenant compte du «développement» de toutes les pièces.

2. Le flanc est formé par emboutissage manuel, « rétreint » sur ses pourtours et délicatement plané.

3. Le profil de l’aile est « relevé » en se servant de marteaux et de tas bien particuliers. Les deux coquilles seront ensuite soudées bord à bord.

4. Les faucilles de la queue (grandes plumes) sont « montées » et l’assemblage par soudure masqué par un « culot » de plumes travaillées en une seule pièce. Cet ensemble s’ajustera ensuite sur le croupion de notre gallinacé.

5. Toutes les pièces sont « montées », soigneusement assujetties et
re-parées. Le coq vient de recevoir un traitement de surface anticorrosion qui devrait lui assurer une très longue vie…

6. Solène Mutel, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts
Appliqués et des Métiers d’Art (Olivier de Serres) travaille au «relevage» des plumes de l’aile à l’aide d’un «marteau à doubler».

Les noms des outils utilisés
pour ces ouvrages sont parfois amusants


1. Les tas : pied de chèvre – rognon – fer à cheval – paire de fesses – col de cygne

2. Les marteaux : postillon – à garnir – réverbère – à rétreindre – boule ou à rentrer
Toutes les opérations de façonnage des tôles d’acier doux s’effectuent à froid ; les pièces sont ensuite recuites «à chaud» avant assemblage.
Ph. de Saint-Wandrille

..La pierre restaurée

La pierre du socle se délitait lentement en façade, les letttres ont été repeintes récemment s'effaçaient.
Une restauration urgente était devenue nécessaire.
Après consultation des Bâtiments de France, nous avons contacté l’entreprise « Histoire de Pierres » à Lavardens.
En décembre 2009, le travail a été réalisé, la pierre remplacée s'harmonise déjà parfaitement à l'ensemble.